Amare

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lundi 10 août 2015

Une collection de deux-cents bénitiers de chevet...

Le Musée d’art religieux de Blois vient de recevoir une collection de deux-cents bénitiers de chevet. Cette collection, crée à Blois dans les années 1970-80 et au cours de voyage par un collectionneur  blésois a été ensuite prêtée au château de Troussay. En juin 2015, la collection est déposée au Musée d’art religieux. Elle montre un bel ensemble de bénitiers dans des matériaux variés : faïence, biscuit, bronze, cuivre, onyx et émail, bois, des XVIIIème au XXème siècles.

Il existe des :
-          Bénitiers d’églises : grand bassin à l’entrée.
-          Bénitiers liturgiques : seau en bronze ou argent avec goupillon, pour l’aspersion : Fête des Rameaux, obsèques ou au début de messes solennelles.

-          Bénitiers de chevet, ou bénitier d’applique.

Le bénitier de chevet connu à partir du XVIème siècle est disposé soit à l’entrée de la maison soit à la tête du lit. Il permettait de se signer le matin en se couchant et le soir avant de s’endormir. Il contenait une branche buis béni ou un chapelet. L’eau est bénie pendant la nuit pascale.
Fabriqué dans tous les matériaux : bois, cuivre, bronze, argent, faïence, céramique, porcelaine, biscuit, émail, marbre, pierre,

Considéré comme une production secondaire, artisanale et populaire. Production en série aux XIXème et XXème siècles.

Offert pour le baptême ou la Première communion.
Porcelaine de Paris : blanc et couleurs.
Faïence d’Auvillars ( Sud-Ouest) : couleurs, bleu, vert, jaune, XVIIIème siècle.
Martre-Tolosane : de forme gothique, raide, 2 pinacles.
Moustiers.
Strasbourg.
Creil-Montereau, Choisy.
Faïence de Quimper-Henriot.
 Faïence de Clermont-Ferrand, Roanne.
Email cloisonné sur onyx.

La Pologne et le Tyrol font encore usage de ces petits bénitiers.

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