Amare

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samedi 6 décembre 2014

Un musée pour éveiller les sens.


Regarder : scintillement des cierges, ors des autels, couleurs des vitraux, des tentures, des statues, des fleurs de l’autel, les processions, des vêtements liturgiques.

Ecouter : l’orgue ou les orgues, les chantres, le chant grégorien. Beaucoup de fidèles connaissent l’ordinaire de la messe et chantent avec plaisir. La musique porte la prière.

Sentir : les fleurs sont signes de fête et de joie. On encense l’autel, les ministres, la communauté des baptisés.

copyright, C. Henry

Tous ces rites mettent en valeur une notion du sacré, qui met à distance. Distance physique entre le chœur et la nef, le prêtre consacrant dos au peuple. Distance culturelle : l’utilisation du latin : langue hors d’usage depuis longtemps. Tout est resté fixé d’une autre époque : la musique sacrée, l’architecture des églises, le style des vêtements et des vases sacrés. La très grande sacralisation a ralenti une évolution. La liturgie est devenue très fixée, selon des normes très précises, sans pouvoir rien changer. La liturgie est entre les mains exclusive du clergé : le rôle des laïcs est plus que limité : il reste la musique, le chant et les servants d’autel. Le sentiment religieux des fidèles trouve peu d’espace à son expression hors des processions, des pèlerinages. La participation des fidèles à la messe se fait par la prière pendant la messe plutôt que par une célébration de la messe.

Le Musée d’art religieux conserve 1700 pièces de textiles liturgiques du XVIe au XXe siècle. L’essentiel provient des paroisses du diocèse, une autre part correspond à des dons de particuliers ou de communautés religieuses. Une place spéciale doit être faite au dépôt des Carmélites de Blois en 1987, qui compte parmi les plus belles pièces brodées carmélitaines conservées en France.

Les œuvres des collections du Musée illustrent particulièrement la foi, la vie religieuse, la liturgie, dans le diocèse de Blois, de la publication du Missel romain de saint Pie V en 1570, suite au concile de Trente, à la publication du Missel romain de Paul VI en 1970, suite au concile de Vatican II. Beaucoup de pièces du musée sont entrées depuis 1932 et aussi après la Réforme liturgique de 1970, qui a rendue inutiles ou inadaptés beaucoup de vêtements liturgiques, trop lourds ou trop décorés.

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