Amare

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lundi 20 octobre 2014

Le musée des Arts Religieux. Détails de l'Exposition.

Description de la pièce, matériau, origine, époque etc…

1-Estampe en couleurs.


« Costumes religieux anciens et modernes ».Fabrique d’estampes de Gangel et P. Didion, Metz, 1861-1868.

2-cotonnade imprimée.

Histoire de Joseph. Fabrique de Rouen, 1820, Gravure de François Pieters d’après les plaques de Johannot et les dessins de Chasselat . Les scènes principales : Joseph vendu par ses frères, la chasteté de Joseph, Joseph expliquant les songes, la coupe trouvée dans le sac de Benjamin.

3-Cotonnade imprimée.

Histoire de Paul et Virginie, vers 1810. Fabrique de Jouy-en-Josas. Manufacture de Christophe Oberkampf, dessin de Jean-Baptiste Huet, d’après le roman de Bernardin de Saint-Pierre (1787).

4-Cotonnade imprimée.

L’Ordre. Série des quatre sacrements. D’après une gravure d’ Alexandre Buquet dont on voit la signature sur un pilier à gauche. Les quatre sacrements fondamentaux de l’Eglise : Baptême, Mariage, Ordre, Confirmation.

5-Cotonnade imprimée.

Saint Vincent de Paul, manufacture de Rouen, début XIXe siècle. Trois scènes. St. Vincent secourt les habitants de Gennevilliers, près de Paris, lors de l’inondation. Fondation de l’Hôpital des enfants trouvés, St. Vincent présenté à Marguerite de Valois.

6-Antependium

Devant ou parement d’autel pour les fêtes de la Pentecôte, au Carmel de Blois (rue des Carmélites, jusqu’en 1791). Dans la vitrine, on montre aussi la bourse de corporal et un peu plus loin la chasuble réalisée pour cette même occasion. Fils de soie de couleurs, fils d’or, broderies, perles. (dépôt du Carmel de Blois). Vers 1680.


copyright, C. Henry

Le parement d’autel couvre la face inférieure de l’autel. Sa couleur varie selon le temps liturgique. Lorsqu’il est entièrement en tissu, il s’appelle antependium. Malgré les spoliations révolutionnaires et la loi de 1905, les déménagements et les incendies (incendie du Carmel en juin 1940), ce devant d’autel est intact, montrant un éclat exceptionnel. C’est une pièce exceptionnellement bien conservée. Le fond de soie de velours rouge, la broderie en relief (rembourrage de corde), des rinceaux. Le centre est occupé par une croix de Malte, à huit pointes de l’Ordre du St. Esprit, d’où partent des rayons droits et ondulants, au centre la colombe du Saint-Esprit en perles. Au XVIIème siècle, on utilise la broderie sur beaucoup de vêtements liturgiques, à la différence du siècle suivant où on préfère choisir de riches tissus.

7-Manipule

Gros de Tours, liseré soie, décor broché fleuri soie et filé. Fond blanc. XIXe siècle.

8-Etole pastorale

Lampas, fond satin broché. Décor de fleurs rouges en bouquets sur fond de couleur crème. Vers 1740.

9-Manipule

Lampas rouge, décor de larges feuillages sur fond jaune. Croix et galon doré. XIXe siècle.

10- Etole pastorale

Taffetas lamé or, liseré broché, soie polychrome. Décor de bouquets de fleurs dans un panier, sur fond jaune, galon doré. Fin XVIIIe siècle- début XIXe siècle.

11-Etole pastorale

Décor tissé, gros de Tours partie lamé or broché filé. Au milieu, l’Agneau pascal est entouré de rayons sur le Livre des Sept Sceaux. Autour une guirlande de fleurs et de feuilles. XIXe siècle.

12-Etole pastorale

XVIIIeme siècle. Fond taffetas, lamé or et cannetillé à l’effet de chevrons jaune sur fond bleu.

13-Etole
Fond vert pistache. Décor de feuilles de vignes et grappes de raisins brodés aux fils d’or et d’argent.

14-Etole réversible

D’un côté fond lamé argent, brodé au passé empiétant, en soie, avec un décor remarquable de douces nuances : fleurs d’iris, de lotus, de pensées, de l’autre sergé de soie .XVIIIe siècle.

15-Etole pastorale

Etole réversible. Velours gaufré violet d’un côté, drap broché de l’autre montrant des corbeilles de raisins et de fleurs. Première moitié du XIXe siècle.

16-Ostension du Saint-Suaire de Besançon.


Ostension du Saint Suaire de Besançon. Fond de satin de soie ivoire. Broderies au passé en fils de soie polychrome, réalisées par des religieuses franc-comtoises : Annonciades, Carmélites ou Clarisses. Peinture, dans un cadre de bois, 45 X 56 cm, XVIIIème siècle. Le doyen mitré du chapitre de la cathédrale Saint Etienne de Besançon accompagné de deux chanoines montre en le tenant le suaire portant l’image peinte du Christ supplicié. Cette pièce de toile peinte apparut en 1523 à la cathédrale Saint Etienne, au cours d’un mystère liturgique. Il passa, au bout d’un certain temps, pour une relique véritable. C’est une pièce de toile de 2,60 X 1,30 m sur laquelle on avait peint une empreinte sommaire du Suaire de Turin. Ce Saint Suaire était présenté à l’adoration des fidèles : c’était « l’ostension » solennelle au sommet du clocher de Saint Jean, principalement, aux fêtes de Pâques et de l’Ascension. Saint François de Sales et sainte Jeanne de Chantal le vénérèrent.

Le Saint-Suaire de Besançon fut envoyé à Paris, le 27 floréal An II et jeté au feu. Son modèle, le Suaire de Turin, était vénéré à Jérusalem, puis à Constantinople. Il disparut lors du sac de la ville par les Croisés en 1204. Il fut retrouvé 150 ans plus tard à Liré Champagne. Il fut mis à l’abri dans l’église Saint Hippolyte en Franche- Comté de 1418 à 1452. Il fut cédé à la Maison de Savoie qui le déposa à Chambéry puis à Turin en 1578. Vrai ou faux le Saint Suaire nous permet, en tout cas de nous représenter visuellement le corps supplicié du Christ et de nous faire participer à ses souffrances.

17-Dalmatique blanche aux fleurs.

Taffetas, liseré, broché, et taffetas à décor lancé et latté. Milieu XVIIIe siècle. Blois, cathédrale. Au XVIIIe siècle, vêtement civil et vêtement religieux ont recours aux mêmes étoffes : lampas, tissus brochés. Vêtement liturgique spécifique (on reconnait les manches) des diacres, jusqu’à l’heure actuelle , avec l’étole portée en diagonale.

18- chape rose de Villeherviers.

Fond cannetillé liseré et broché en soie polychrome. Vers 1760. classée à l’Inventaire des monuments historiques. Dépôt de la paroisse de Villeherviers. La chape était plutôt utilisée pour les vêpres, les processions solennelles, la Fête-Dieu ou les Saluts du Saint-Sacrement.

19 -Chasuble, XIXe siècle, de l’Ascension.


Lampas lancé et broché soie filé or sur le fond avec des sujets d’anges musiciens. Par-dessus, des broderies d’application. Sur le dos : l’Ascension entourée de deux anges portant des couronnes, la colombe de l’Esprit-Saint, au milieu, St. Marc et St. Luc. Sur l’autre côté : St. Jean et St. Mathieu. XIXe siècle (vers 1850), Atelier Blanvillain et Fils à Bressuire. Le travail ressemble beaucoup aux ateliers de Lyon. On a ici un bon exemple de l’effet de richesse jusqu’à l’excès que l’on veut obtenir en superposant des éléments de broderie en relief par dessus un très riche tissu broché.

20- Pale blanche.


Décor de petites fleurs, de bouquets. Au milieu, la croix entourée de rayons. Broderie en relief et petites pierres enchâssées dans la broderie. XIXème siècle.

21 -Pale XVIIe siècle.

22- Pale rouge

Fond de velours de soie . Application de drap d’or sur rembourrage. Galon système or. Croix de Malte au milieu. XVIIIe siècle.

23- Voile de calice de l’Agneau pascal

Broderie en relief de filé, cannetille or et argent, fond gironé de filé argent, de fils de soie nuancée rouge. Au centre l’Agneau pascal, en relief de cannetille argent, dans une auréole de filé or, fils de soie verte, les écoinçons sont ornés d’une fleur en relief or.

Il s’adapte sur de hauts calices. Brodé par les religieuses du Carmel de Blois, vers 1680. Il s’accorde avec la chasuble aux fleurs, située, un peu plus loin (N°). Chef d’oeuvre de l’art de la broderie carmélitaine.

Depuis le Concile de Trente et en réaction contre la Réforme protestante, le culte catholique cherche à être séduisant. Les paroissiens rentrés dans l’église, il faut les retenir. Les évêques insistent sur l’émotion que doit susciter la beauté de la liturgie, l’éclat et la pompe de la cérémonie, qui doit trancher nettement sur la grisaille du quotidien. Un maître de chapelle règle la belle ordonnance des cérémonies, orgue, serpent et chantres (éventuellement instruments d’orchestre) animent le chant grégorien. Peu de participation des fidèles est souhaitée. Au point de vue des chants, l’ordinaire de la messe et le propre latin sont chantés par des chantres professionnels. Les ornements liturgiques sont taillés dans des tissus précieux ou brodés de fils de soie ou d’or. Les luminaires à profusion, les bannières, les dais, les encensements, les diacres et sous-diacres, les enfants de chœur en soutanes rouges à boutons, les chantres en camail, les séminaristes doivent contribuer à la réussite de la cérémonie. Au XVIIIème siècle, pour assurer les offices paroissiaux, les messes canoniales ou épiscopales, les processions, les saluts du Saint-Sacrement, les vêpres et complies, une cinquantaine de personnes.

32 -Bicorne de suisse.

Le suisse a gardé jusqu’à sa quasi disparition dans les années 1970, son costume militaire de la fin du XVIIIe siècle et notamment le bicorne, dont la cocarde et le plumet, ont changé de couleur, selon les régimes politiques qui se sont succédés.

33- Mitre de Mgr. Pallu du Parc ( ?)


Episcopat de Mgr. Pallu du Parc : 1851-1877, évêque de Blois. Sous son épiscopat : rétablissement de la liturgie romaine en 1853. 1865-1868 : création du déambulatoire de la cathédrale, pose des cinq verrières de St. Louis, remaniement du chœur. Prêches du père Monsabré.

34- Bourse à quêter

Satin de soie crème, Broderie de soie. Début XXème siècle.

35- bourse à quêter
Soie verte, décor de fleurs de lys et d’étoiles. XVIIIe siècle.

36- Bourse à quêter

Soie rouge, cordon jaune Fin XVIIIe siècle

37- Bourse à quêter

Cuir et soie rouge, décor en fils d’or ternis.

38- Pavillon de ciboire

France, vers 1735. Lampas liseré, broché, filé ou ondé et lames or et argent. Décor polychrome. Les quatre pentes sont brodées de dentelles. Galon en dentelle aux fuseaux.

39- Pavillon de ciboire

France ou Italie, vers 1770. Soie, lampas, liseré, broché. Le fond saumon a reçu un décor polychrome de jetées de tiges de fleurs, de pensées, de muguets et de renoncules.

40- Portrait de chanoine.

Huile sur toile, 1904, par le peintre blésois Henri Sauvage. Chanoine de la cathédrale de Blois. Le chapitre cathédral de Blois, de 18 chanoines est crée en 1699. Il est supprimé le 12 juillet 1790, comme tous les chapitres. Un nouveau chapitre de 12 chanoines est crée le 16 mai 1823. Ce chanoine non identifié est l’un de ceux qui siègent à cette époque : les abbés Met, doyen, Yvonneau, Porcher, théologal, Marmasse, Gendrier, Petit, Roux, Coulon et de Préville. Les chanoines assurent tous les jours une messe capitulaire à la cathédrale, conseillent l’évêque et choisissent des chanoines capitulaires pour administrer le diocèse en cas de « siège vacant ». Depuis 1853 et 1867, le pape les a autorisés à porter la croix de St. Louis et le ruban bleu de l’Immaculée Conception, par-dessus la mozette et le rochet à dentelles. Les chanoines âgés quittent la cathédrale le 2 février 1968 pour la Maison du Clergé Charles de Blois. Un nouveau chapitre avec de nouveaux statuts a été créé en 2002.
41- croix de St. Louis.

42- Chasuble et étole aux roses.


Chasuble aux roses. Broderies, 1,22m X 63 cm.,vers 1680 La chasuble est ouverte sur les côtés, elle se porte par-dessus les autres vêtements liturgiques de tout clerc célébrant la messe. Elle prend cette forme classique à partir du XVIème siècle qu’elle garde jusqu’au XXème siècle. Elle peut-être brodée, comme celle présentée ici ou bien être taillée dans un tissu broché, damas, lampas, drap d’or ou d’argent, un galon dessine souvent un motif de croix dans le dos. Au XVIIe siècle, il y a fréquemment peu de signes religieux (en dehors du motif de croix) sur les vêtements liturgiques. Sa couleur varie, bien sûr, en fonction du temps liturgique. Elle est de forme romaine, avec une croix redentée française. Cette chasuble montre un fond brodé en couchure de filé argent travaillé en spirales ou décor « gironé » tout à fait rare et saisissant d’inventivité. Par-dessus des broderies de fils de soie rouge et jaune ocre développent un décor de rinceaux, d’ arabesques, de fleurs : lis, roses, jonquilles, myosotis, oeillets. Au centre de la croix, un vase de perles blanches offre un bouquet de roses. Ce chef d’œuvre a été réalisé par les religieuses de la communauté blésoise. On conserve l’ornement complet : chasuble, étole, manipule, voile de calice, bourse. Les Carmélites, religieuses cloîtrées et contemplatives se nourrissaient de prières et d’oraisons. Elles pouvaient passer une petite partie de leur temps à des tâches matérielles, notamment la création et l’entretien de vêtements liturgiques : chasubles, chapes, dalmatiques, voiles de calice etc. Mais Thérèse d’Avila avait prévenu : (ces activités)  « ne priment point et ne les empêchent pas de garder leur pensée fixée sur Notre-Seigneur ».

Les Carmélites et les Visitandines sont restées jusqu’à une époque récente, les spécialistes de la fabrication et de l’entretien des vêtements liturgiques. Les Visitandines de Blois ont fait des chefs d’œuvre de broderies similaires, notamment à l’occasion des fêtes de canonisation de sainte Jeanne de Chantal et de saint François de Sales, au XVIIe siècle. On peut admirer ces ornements liturgiques au Musée de la Visitation à Moulins. Classée Monument historique.

43- Chasuble et étole de la Pentecôte.

France, vers 1680. Brodée au Carmel de Blois. Elle adopte la forme française, croix à la romaine. Le fond de soie de velours rouge cramoisi porte des broderies en relief de filé or, cannetilles, lames or, point de Boulogne, couchure à plat et gaufré. Le décor est fait d’arabesques, de tiges fleuries. Au centre la croix figurée par un ruban en relief de filé or, le Saint-Esprit de perles blanches, dans une auréole lobée. Le Musée conserve le parement d’autel ( n°), le manipule, le voile de calice, la bourse de corporal et l’étole exécutés pour cette même fête. Classée dans l’Inventaire des Monuments historiques.

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